Douglas Kennedy - L'homme qui voulait vivre sa vie

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Douglas Kennedy est un auteur américain que je suis depuis le début des années 2000. Un premier livre, puis un deuxième, puis j'ai acheté tous ceux qui me manquaient, et depuis, à chaque parution, je suis au rendez-vous.

Le 7 mai 2026, les éditions Belfond publient le nouveau roman de l'auteur, L'homme qui n'avait pas assez d'une vie, la suite, vingt - huit après de L'homme qui voulait vivre sa vie, c'est l'occasion pour moi de me replonger dans l'histoire de Ben Bradford que j'ai lu, une première fois en février 2018.

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4eme de couverture : Un poste important, une vaste maison, une femme élégante, un bébé : pour tout le monde, Ben Bradford a réussi. Pourtant, à ses yeux, rien n'est moins sûr : de son rêve d'enfant -être photographe - il ne reste plus rien. S'il possède les appareils photo les plus perfectionnés, les occasions de s'en servir sont rares. Et le sentiment d'être un imposteur dans sa propre existence est de plus en plus fort... Alors comment résister à l'appel d'une autre vie quand le destin s'en mêle ?

Traduit de l'américain par Bernard Cohen. Editions Pocket, 1999.

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...ta vie, elle est "là", pas ailleurs ! Et si tu continues à cracher dans la soupe tu vas finir par te retrouver sans rien. Et crois moi, ce que tu auras perdu, tu ne cesseras pas de le regretter, tu voudras le récupérer, par tous les moyens. C'est comme ça que ça marche.

Extrait page 144

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Dés le premier chapitre, je suis happée par l'histoire de Ben Bradford qui se dessine devant moi, sous l'inspiration de Douglas Kennedy. Je ressens le malaise de son existence, de son rêve inachevé, de sa frustration et cela se ressent avec plus de force car sa vie de couple vacille. Les apparences montrent la famille idéale, des parents, des enfants, le père qui réussit bien sa vie professionnelle pour permettre aux siens de bien vivre, la mère s'occupe des enfants, chine des meubles couteux pour la maison, a mis sa carrière d'écrivain raté entre parenthèses, pour cette famille parfaire en apparence.

Quand une occasion dramatique, inattendue, se présente à Ben, il hésite entre mourir ou fuir, mais il a tellement de choses non réalisées, sa vie jusqu'à maintenant est une page de brouillon aux multiples ratures, pouvoir en écrire une nouvelle est une opportunité à ne pas rater.

Douglas Kennedy, nous rend complice de la préparation méticuleuse de Ben. Ben, un homme intelligent, qui, face au chaos qu'il a provoqué, garde une attention accrue, il dessine son plan dans les moindres détails. Il est dans une nouvelle énergie, comme s'il avait vécu sous anesthésie pendant toutes ces années de mariage, pendant toutes ces années de travail en tant qu'avocat. Ben Bradford est sorti de la salle de réveil.

Avec cette histoire captivante, haletante, du premier mot à la dernière phrase, l'auteur nous interroge sur nos rêves, celui de faire de sa passion un métier, de voir en elle un succès avec l'argent et la notoriété. Mais la réalité de nos vies nous dévie, souvent, de ce rêve de gosse. La passion ne rend pas riche, elle épanouit, nous grandit, en faire un appât de gain, détruit le rêve.

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Les meilleures idées naissent du hasard

Phrase page 357

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Avec ce roman, Douglas Kennedy excelle dans l'art de la narration. Son écriture dynamique, directe, inoubliable. Il maîtrise le suspens. Il rend un personnage, très sympathique, alors que c'est un homme en fuite, qu'il a commis un crime, abandonne sa famille, ne veut pas répondre de son geste. Ben Bradford est L'homme qui voulait vivre sa vie. Une seconde chance est toujours bonne à saisir, quand on peut...

En relisant ce roman, j'ai eu l'impression de le découvrir car dix-huit ans après, je le lis avec une expérience de vie plus importante, les aléas de la vie, permettent d'accepter, ou pas, des évènements avec une lucidité plus forte, une compréhension aussi. La lecture d'un livre grandit en même temps que nous.

 

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Publié dans Mes lectures 2026

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