Virginia Evans - La Correspondante
Le premier roman de Virginia Evans, La Correspondante, a crée la surprise à sa publication aux Etats-Unis en avril 2025, et connaît depuis sa parution au début de cette année un véritable succès en France.
La Correspondante se prénomme Sybil Van Antwerp, une juriste retraitée, divorcée, mère et grand-mère, qui vit seule. Une existence paisible comblée par la rédaction de courriers qu'elle adresse à des écrivains (Joan Didion ou Kazuo Ishiguro), ses enfants, sa meilleure amie, son voisin...Sybil s'exprime par le biais de ces échanges épistolaires. Mais, c'est surtout pour elle - une enfant adoptée - pouvoir laisser une trace de son existence, de se dire, qu'à travers ces lettres, elle a marqué son passage pour quelqu'un, pour ce correspondant qui lui répond. Dans cette vie linéaire, deux ombres subsistent : Sybil perd la vue et des lettres anonymes menaçantes sont déposées dans sa boîte.
Virginia Evans nous invite à entrer dans la vie de Sybil, une femme de caractère, qui sait ce qu'elle veut, profondément humaine, attachante. Les mots qu'elle dépose dans ses courriers, l'éloignent de la solitude que peuvent connaître les personnes âgées, mais aussi, lui permettent de soulager les maux, les souffrances qui refusaient, pendant des années, de jaillir sur le papier, de soulager sa conscience.
La lecture de La Correspondante nous montre, aussi, que la rapidité de la vie, amplifiée par les réseaux sociaux, les messages électroniques qui nous cachent derrière un écran, qui nous rendent moins respectueux des autres - nous éloigne de l'authenticité d'une rencontre ou d'un échange, mais, en refermant ce roman vous ressentirez l'envie de laisser une trace de votre passage dans ce monde.
Virginia Evans a rédigé cette histoire "dans le placard de sa chambre, chaque matin avant l'aube, elle voulait un livre qui "donne un sentiment d'espoir". C'est parfaitement réussi !
Outre Atlantique, ce roman a connu fin novembre sa 15e réimpression ! Lors du podcast, Book Review, du New York Times, présenté par Gilbert Cruz, Virginia Evans se confiait à propos de la popularité de son livre : "J'ai fait une sorte de courte tournée de promotion de l'automne, j'ai rencontré une centaine de personnes et différentes librairies commençaient à dire : "ce livre est en train de devenir un phénomène, on n'arrive pas à le garder en stock". Et puis il y avait les réimpressions, les unes après les autres. Alors j'ai commencé à me dire ; "tiens, ça prend de l'ampleur". Mais je crois que je manquais de contexte. Je ne comprends toujours pas le monde de l'édition. De coup je pensais que chaque étape était une victoire. J'ai l'impression d'atteindre sans cesse de nouveaux sommets."
Les éditions de La Table Ronde nous offre un livre - objet aussi réjouissant que le contenu du roman : la 2e de couverture représente la fermeture d'une enveloppe, le rabat triangulaire ; les 3e et 4e de couverture sont au format d'une lettre. En tant que lectrice, je suis sensible au travail de conception des éditeurs. Un livre a une telle importance pour une lectrice/un lecteur, que la qualité de fabrication, l'attention portée au livre dans son entièreté, montrent le respect pour l'auteur, pour son œuvre et l'excellent travail de la maison d'édition. Sybil, j'en suis certaine, aurait été touchée de cette délicate attention portée à sa correspondance.
/image%2F7232832%2F20260502%2Fob_aaaa45_la-correspondance.jpg)
Virginia Evans - La Correspondante. Traduit de l'anglais (Etats - Unis) par Leïla Colombier.
Editions La Table Ronde, janvier 2026. Service de presse.